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Depuis la fin de la Neo-Geo (la vraie), le constructeur est devenu développeur / éditeur, exactement comme l'a fait SEGA quelques années auparavant. Ils ont désormais un magnifique patrimoine à gérer, un patrimoine qu'ils vont habilement faire perdurer, avec en premier lieu (comme nous venons de le voir) des portages rapides et faciles à faire, qui feront enfin rentrer de l'argent dans les caisses. Un investissement minime pour un succès assuré puisque les jeux Neo-Geo, longtemps adulés et fantasmés, étaient enfin à la portée du plus grand nombre (notamment les versions PS2 dont le succès fut notable, surtout au Japon où pas moins de 36 jeux sortiront !). SNK va également proposer des Remasters de plusieurs titres à l'image des King of Fighters '98 : Ultimate Match et King of Fighters 2002 : Unlimited Match. On aura même droit à un pseudo-Remake assez raté (toujours selon moi) de KOF 94, avec le jeu anniversaire The King of Fighters '94 Re-Bout. Mais SNK-Playmore ne va pas s'endormir sur ses lauriers et va aussi proposer des suites de ses plus grands succès, d'abord sur bornes d'Arcade (en premier lieu sur Atomiswave, ensuite sur les inévitables Taito Type X) ainsi que sur les consoles populaires (surtout sur les consoles PlayStation, mondialement appréciées). On commencera par le vrai Metal Slug 6, Samurai Spirits : Tenkaichi Kenkakuden et The King of Fighters XI, sortis entre 2005 et 2006 sur Atomiswave. Avec NeoGeo Battle Coliseum, ils tenteront un nouvel axe vers le cross-over façon KOF, mais la sauce ne prendra pas. Une autre tentative de percée prendra la forme de 2 épisodes de KOF : Maximum Impact (exclusif PS2 et Xbox) mais là encore, le feeling est loin d'être parfait car on ne retrouve pas les mêmes sensations que sur Neo-Geo.

Metal Slug 6 (si vous trouvez que ça ressemble beaucoup aux 5 premiers c'est normal), Neo-Geo Battle Coliseum et KOF Maximum Impact. La plupart de ces titres de transition n'auront qu'un succès modeste car au lieu de passer au "full 3D", SNK Playmore va s'évertuer à mélanger 2D et 3D, sans grand succès...
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Entre 2006 et 2007 commence la nouvelle Génération de consoles, celles des Xbox 360, PS3 et Wii, la Génération du tout connecté et des premiers Stores propriétaires. Une nouvelle manne débute pour les petits studios, et SNK-Playmore en profitera pour proposer plusieurs titres Neo-Geo emblématiques, vendus quelques €uros et généralement pixel perfect, grâce à la HD. J'ai moi même eu Samuraï Shodown II, KOF 98 et Garou, avant de sauter de le pas et de m'acheter une vraie Neo-Geo AES. SNK-Playmore sort également The King of Fighters XI sur consoles, qui sans être fantastique, est un bon épisode. Le studio tentera une première percée dans le jeu mobile (notamment pour la Chine et plus globalement pour le marché asiatique) et tout en continuant à abreuver les joueurs de nouveaux jeux (KOF: Maximum Impact Regulation "A") et de compilations (Metal Slug Anthology qui réunit tous les épisodes de la série, même le 6, et Fatal Fury : Battle Archives Volume 2 qui réunit les 3 épisodes de Real Bout), le studio va également s'orienter vers la Nintendo DS. C'est d'ailleurs la petite portable à double écran qui va accueillir un Metal Slug 7 qu'elle aura bien du mal à assumer (le jeu sera par la suite porté sur PSP et Xbox 360 sous le nom de Metal Slug XX).

The King of Fighters XI, KOF: Maximum Impact Regulation "A" (c'est quoi ce nom ? oO?) et Metal Slug 7.
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En 2008, SNK-Playmore laisse enfin tomber l'Atomiswave pour prendre le puissant et polyvalent Taito Type X², afin de développer Samuraï Shodown : Edge of Destiny, l'incursion de la célèbre saga de combat au sabre avec un rendu en "vraie 3D" (le jeu sera ensuite porté sur Xbox 360). En parlant de cette saga, l'éditeur sort l'excellente compilation Samuraï Shodown Anthology, ainsi que d'autres compilations (ADK Tamashii, KOF Collection Orochi Saga, SNK Arcade Classics Vol.1) mais toutes seront plus ou moins décevantes. A l'opposé, SNK-Playmore sortira Kimi no Yusha sur Nintendo DS (encore elle), un RPG marquant une tentative du studio de diversifier son catalogue, ainsi que Days of Memories 2 (toujours sur Nintendo DS), une seconde compilation de jeux de drague en Visual Novels, mettant en scène les héroïnes de SNK.

Samuraï Shodown : Edge of Destiny, Kimi no Yusha et Days of Memories 2... pas tout à fait là où on attend SNK, pas vrai ?
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En 2009, la société sort The King of Fighters XII. Conçu comme un "reboot graphique", le jeu abandonne les anciens sprites pour des graphismes entièrement redessinés à la main et en haute définition. Cependant il reçoit un accueil mitigé de la part du public et des critiques en raison de modifications controversées apportées justement aux graphismes (finalement pas si beaux qu'attendus) et à la structure du jeu. Days of Memories 3 (Nintendo DS) débarque dans cette 3e édition du jeu de drague, quant le mobile reçoit Metal Slug Touch (iOS), un épisode exclusif conçu spécifiquement pour les iPhone et iPod Touch de l'époque. En 2010, à l'âge de 66 ans, le célèbre Eikichi Kawasaki prend enfin sa retraite, laissant SNK-Playmore dans un état financier très correct, même si la société ne retrouvera sans doute jamais la renommée et la gloire de ses années fastes (qui se situe entre 1993 et 1998). Il sera remplacé par Soichiro Hosoya, puis par Ryo Mizufune à partir de 2011. Cette même année sort The King of Fighters XIII, considéré comme bien meilleur que son prédécesseur (c'était pas difficile non plus). Il sort aussi KOF Sky Stage, un shoot ou le joueur y contrôle des personnages de la saga, volant dans les airs pour abattre des vagues d'ennemis. Si vous aussi vous trouvez ça débile (Kyo n'étant pas Superman), levez la main ! A partir de là le studio va tenter une percée sur PSP, cette console bien plus performante que sa concurrente (la Nintendo DS) et qui permettra une meilleur optimisation des jeux (comme pour Metal Slug XX). La PSP accueillera NeoGeo Heroes : Ultimate Shooting (une version améliorée de KOF Sky Stage) et King of Fighters Portable 94-98 : Chapter of Orochi, une réédition japonaise regroupant les 5 premiers épisodes de la série.

The King of Fighters XII, Metal Slug XX, KOF Sky Stage (quitte à faire un shoot, pourquoi ne pas développer une suite à Viewpoint, Blazing Star ou Prehistoric Isle ? parce que là, c'est vraiment n'importe quoi !) et The King of Fighters XIII.
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En 2011 sortira la compilation SNK Arcade Classics 0, qui réunira des vieux classiques de la marque (Ikari Warriors, Athena, Psycho Soldier ou encore Vanguard) mais ce sera forcément moins vendeur que les jeux Neo-Geo. C'est également en 2011 que la marque lance la gamme des "NEOGEO Station" sur le PSN des PSP et PS3. Ces portages émulés et vendus à l'unité, intégraient pour la première fois des fonctionnalités modernes comme le jeu en ligne. La première vague comportait des titres mythiques tels que Art of Fighting, Alpha Mission II, Samuraï Shodown, KOF '95, World Heroes et Shock Troopers.
En 2012, la stratégie de SNK-Playmore a connu un virage important : l'entreprise s'est massivement tournée vers les Smartphones sous iOS et Androïd, tant le marché explose ! Sorte alors The King of Fighters I 2012 et A 2012, ainsi que des portages améliorés de grands hits reconnus tels que Metal Slug 3 et KOF 98. Aucun gros (et nouveau) jeu ne voit le jour mais le catalogue NeoGeo Station (sur PSP et PS3) continue de s'étoffer. Ceci dit le gros morceau de cette année-là, c'est bel et bien la sortie de la Neo-Geo X, une console portable qu'on peut également être connectée à la TV, en l'insérant dans une réplique de Neo-Geo AES (qui sert alors de dock). On dispose même d'un gros stick semblable à celui d'origine. Développé par Tommo, la console portable émule les jeux mais le rendu est loin d'être parfait, surtout sur TV HD. La console intègre une sélection de 20 classiques de la marque (mais pas que des hits, faut être honnêtes), une ludothèque extensible via des cartouches dont les titres sont tous issus du catalogue Neo-Geo. Justement, sont sortis les Neo-Geo X Classics, des cartouches qui proposaient 3 jeux à chaque fois. 5 volumes ont vu le jour et tout ce contenu (15 jeux au total) peut également être retrouvé dans le Mega Pack Volume 1. La console Neo-Geo X seule (avec tout de même ses 20 jeux préinstallés) coûtait 130€ au lancement. Un prix très correct, qui n'aurait pas manquait de largement dépasser les 300 ou 400€ aujourd'hui (en 2026). Le Pack Neo-Geo X Gold (en édition limitée) offrait un bundle complet, vendu au prix de 200€. Il comprenait la console portable, la station d'accueil (le dock en forme de Neo-Geo AES), un stick arcade, ainsi qu'une carte bonus contenant le jeu Ninja Master's.

La Neo-Geo X, cette petite console portable qu'on insère dans une réplique de Neo-Geo AES afin de jouer sur sa TV (la Switch n'a donc rien inventé).
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Mais l'histoire de la Neo-Geo X s'arrête brutalement en 2013, en raison d'un conflit juridique majeur. Tommo avait initialement prévu de sortir d'autres volumes (dont un potentiel Mega Pack Volume 2) pour continuer de commercialiser le catalogue Neo-Geo, mais l'arrêt de l'accord de licence a définitivement enterré tous les projets futurs. Si vous voulez tout savoir, la Neo-Geo X fonctionnait sous Linux et à peine sortie, la console a été intégralement piratée, permettant de contourner les protections de Tommo. Pour SNK, qui comptait capitaliser sur la vente des cartouches, ce manque cruel de sécurité logicielle brisait le modèle économique de l'accord. La Neo-Geo X a également souffert d'une réputation très mitigée auprès des puristes, avec ses matériaux "bon marché" qui ne correspondent pas au prestige historique de la marque, son écran LCD de qualité médiocre et une émulation très imparfaite (problèmes de tearing, sons qui grésillent, flou de l'image sur téléviseur). Soucieux de préserver la valeur perçue de ses propriétés intellectuelles, SNK n'a pas toléré ce manque de rigueur technique, et a préféré tout arrêter... La ludothèque officielle de la Neo Geo X s'est donc figée à un total strict de 36 jeux (les 20 jeux d'origine + la carte bonus Ninja Master's + les 15 jeux du Mega Pack Volume 1). Cependant, vu qu'elle fut très facile à hacker, la Neo-Geo X devint rapidement une machine parfaite pour l'émulation et les jeux rétro. Les jeux Neo-Geo bien sûr, mais pas seulement puisque tous les supports antérieurs sont facilement trouvables...

Les softbox des Neo-Geo X Classics et du Mega Pack Volume 1. Remarquez que les boites (proches des dimensions d'origine) sont tellement grandes, qu'on pouvait y stocker sa console.
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En 2013, la stratégie de SNK-Playmore s'est concentrée sur la transition numérique et l'accessibilité. Après avoir essuyé le revers de la Neo-Geo X, l'éditeur délaisse les consoles de salon traditionnelles pour porter ses titres sur PC (Steam) et inonder le marché des Smartphones. En 2014, SNK-Playmore opère une transition majeure. Bien que l'éditeur continue de soigner sa communauté sur PC (Steam), c'est l'année où SNK a trouvé la poule aux œufs d'or sur Mobile grâce à un changement radical de modèle économique : le passage au free-to-play. On notera surtout la sortie de Metal Slug Defense (sur iOS et Androïd), qui propose un jeu de stratégie de type Tower Defense. Le succès est colossal, dépassant rapidement les 20 millions de téléchargements à travers le monde. Très accessible et addictif, il a permis à une toute nouvelle génération de découvrir l'univers de la licence. Le Smartphone est d'ailleurs toujours à l'honneur avec la sortie (en vente classique) de gros hits tels que Garou et Metal Slug X. On note tout de même une curiosité avec Beast Busters featuring KOF, qui est un rail-shooter qui fusionne l'univers de Beast Busters (un vieux jeu de tir sur zombies) avec les personnages de King of Fighters.

Beast Busters featuring KOF et Metal Slug Defense.
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En 2015, SNK-Playmore poursuit son offensive sur PC (avec la sortie de Metal Slug et Metal Slug X) et sur Mobile (avec notamment Fatal Fury Special). Le Smartphone est d'ailleurs toujours chouchouté avec la sortie de King of Fighters 2012, un autre jeu free-to-play et Metal Slug Defense qui continue d'être mis à jour et de cartonner. Mais la plus grosse info de 2015, c'est que SNK-Playmore est racheté par un consortium d'investisseurs chinois (Leyou Technologies et d'autres fonds), ce qui conduit le studio à délaisser définitivement son activité déficitaire de Pachislot, pour se recentrer exclusivement sur ses licences historiques de jeux vidéo. Eikichi Kawasaki (fondateur et ancien PDG de la firme) et son épouse, vendent également la majorité de leurs parts aux investisseurs, ce qui a mené à de nouveaux changements de direction (comme l'arrivée de Koichi Toyama en 2016), ainsi que le retour au nom officiel de SNK Corporation. Le 1er décembre 2016 ce changement sera définitivement acté puisque le nom légal de la société SNK-Playmore Corporation (re)devient SNK Corporation, effaçant définitivement la période noire de Playmore, ce nom étant associé à une période creuse et à des jeux qualitativement moins bons. Ainsi SNK ferme définitivement ce chapitre sombre de son histoire et tente de redevenir l'entité appréciée et respectée qu'elle fut autrefois. Par ailleurs, SNK reprend son historique slogan : "The Future is Now".
En 2016, SNK poursuit l'adaptation de son catalogue d'arcade sur PC (avec l'aide de DotEmu) : Metal Slug 2, Shock Troopers, Twinkle Star Sprites et The Last Blade sont au programme. Le free-to-play sur Smartphones Metal Slug Defense laisse sa place à sa suite directe, Metal Slug Attack, proposant des graphismes retravaillés et une dimension stratégique plus poussée. Le jeu deviendra rapidement un énorme succès. 2016 signe aussi le lancement de King of Fighters XIV, en exclusivité sur PS4 : c'est l'événement de l'année pour les fans ! Le jeu marque le passage de la série à des graphismes entièrement en 3D, tout en conservant le gameplay traditionnel en 2D et en 3 contre 3. Avec un roster massif de 50 personnages au lancement, il a rassuré la communauté sur la capacité d'SNK à produire de grands jeux compétitifs. Fin 2016, SNK s'associe à l'éditeur Hamster Corporation pour lancer la gamme ACA NeoGeo sur PlayStation 4 et Xbox One. Ce projet colossal visait à rééditer l'intégralité du catalogue Neo-Geo avec une fidélité d'émulation parfaite. Capitalisant beaucoup sur les anciennes gloires de son catalogue, comme en vendant chaque jeu Neo-Geo en moyenne à 7€ sur les Stores actuels, la marge bénéficiaire est énorme pour des titres simplement émulés, vendu à l'unité et au format dématérialisé. Ils y gagnent bien plus d'argent qu'à l'époque d'un Metal Slug Anthology vendu 30€ au format boite, et qui compilait tous les épisodes de la série.

The King of Fighters XIV et Metal Slug Attack.
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En 2017, The King of Fighters XIV est porté sur Arcade et PC (presque un an après son exclue PS4), et voit l'arrivée des premiers personnages en DLC payants (et oui c'est ça le jeu vidéo d'aujourd'hui). The King of Fighters : Destiny sort sur Smartphones et PC (Steam). C'est un jeu d'action de type beat-them-all, sorti principalement sur le marché asiatique pour accompagner la diffusion de la série animée (en CGi) du même nom. La gamme ACA NeoGeo s'étoffe peu à peu et se lance même sur la Switch, qui vient tout juste de sortir.

The King of Fighters : Destiny, la série animée en CGi à gauche, le jeu à droite.
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En 2018, SNK a célébré un anniversaire majeur : les 40 ans de la fondation de la compagnie (une création devenue définitive en 1978 sous le nom de Shin Nihon Kikaku). Pour l'occasion, l'éditeur va proposer un maximum d'offres, à commencer par la compilation SNK 40th Anniversary Collection (en exclue temporaire sur Switch, il sortira un an plus tard sur PS4, Xbox One et PC). Cette compilation d'archivage (développée par Digital Eclipse) regroupe plus de 20 jeux de l'ère pré-Neo-Geo. Le jeu SNK Heroines : Tag Team Frenzy voit également le jour sur Switch et PS4. Ce spin-off est un versus fighting en 2 contre 2, qui rassemble exclusivement les héroïnes emblématiques de SNK (Mai, Athena, Leona, Kula, etc.), proposant au passage un gameplay simplifié à l'extrême (les coups spéciaux sortent en pressant sur une seule touche), tout en mettant l'accent sur la customisation des combattantes. 2018 est aussi l'année où SNK commence à prêter massivement ses icônes à d'autres studios. Geese Howard devient officiellement un personnage jouable dans Tekken 7 et Mai Shiranui s'invite dans Dead or Alive 5 : Last Round, marquant le retour de la popularité du studio dans la pop-culture.

Le jeu SNK Heroines : Tag Team Frenzy.
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Mais les plus gros morceaux arrivent. En juillet 2018, en pleine euphorie pour les consoles Mini (un phénomène initié par Nintendo et sa NES Mini), SNK lance la Neo-Geo Mini, qui au lieu de prendre la forme d'une petite AES, prend le marché à contre-courant en proposant une mini borne. Le succès est tel que de nombreuses déclinaisons de ce modèle sont alors lancés, proposant à chaque fois une quarantaine de jeux inclus. Le choix de la mini borne s'explique sans doute par le fait qu'ils ont déjà sortis la Neo-Geo X, qui était à la fois une console portable et de salon. Pur produit à collectionner, à cause (ou grâce, c'est selon le point de vue) de ses nombreuses variantes, la Neo-Geo Mini n'était pas un très bon produit. L'émulation était loin d'être parfaite, et la prise en mains laissait à désirer. Je vous explique tout dans un dossier détaillé.

La Neo-Geo Mini.
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En 2019, la SNK 40th Anniversary Collection sort enfin sur PS4, Xbox One et PC, quand SNK Heroines : Tag Team Frenzy arrive lui aussi sur PC. Cette année-là, SNK signe son grand retour sur la scène compétitive internationale avec le reboot d'une de ses franchises les plus respectées, tout en voyant son aura culturelle exploser grâce à une collaboration historique avec Nintendo. En effet, l'emblématique Terry Bogard (le légendaire héros de Fatal Fury) rejoint le casting de Super Smash Bros Ultimate sur Switch. Côté gros jeu, Samuraï Shodown (sans sous titre ni numéro, suggérant un reboot de la série) sort sur PS4, Xbox One et Arcade. Le jeu conserve son gameplay unique, ultra-tendu et punitif, où un seul coup de sabre bien placé peut renverser un match. Le titre est un succès critique et intègre immédiatement les plus grands tournois mondiaux comme l'EVO. Le jeu s'exporte en fin d'année sur la console portable de Nintendo (au Japon) et fait même partie du catalogue de lancement de la plate-forme de cloud-gaming de Google, la Stadia (ne riez pas :).

Samuraï Shodown, le superbe reboot de 2019.
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Enfin, l'année se termine par la sortie du Neo-Geo Arcade Stick Pro, une réplique de stick Arcade faisant office de station de jeu. Contrairement à l'offre de Capcom, celui-ci n'est fait que pour 1 joueur mais il offre diverses fonctions très intéressantes, comme la possibilité d'y connecter les manettes de la Neo-Geo Mini pour jouer à 2, une prise casque, une connexion audio/vidéo en HDMI, ainsi que 8 touches d'action. Conscient que le piratage fait parti du succès d'un produit tel que celui-ci (la preuve avec toutes les consoles mini du marché, Neo-Geo X et Neo-Geo Mini comprises), SNK a préféré ouvrir son système à ce type d'évolutions. Après tout, les jeux étant rentabilisés depuis bien longtemps, la marge bénéficiaire se fait sur la vente du produit, pas sur celle des jeux. Voilà pourquoi à l'image de la Neo-Geo Mini, il est facile de craquer cet hardware, les 8 boutons d'action servant alors à n'importe quel type d'émulation (pour rappel, la Neo-Geo n'utilise que 4 touches d'action). Notez que l'Arcade Stick Pro profitait de 20 grands jeux Neo-Geo inclus en mémoire (tous des versus fighting) et que le stick peut servir sur Neo-Geo Mini et même sur PS3, PS4 et Switch via un adaptateur.

Le Neo-Geo Arcade Stick Pro.
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En 2020, en pleine pandémie mondiale, SNK a concentré ses efforts sur le suivi à long terme de Samuraï Shodown (2019), l'optimisation en ligne de ses anciens jeux et la préparation en coulisses de son prochain gros projet : The King of Fighters XV. Face à la pandémie et à l'impossibilité d'organiser des tournois en présentiel, la communauté des jeux de combat a exigé des connexions en ligne parfaites. SNK a réagi en mettant à jour ses classiques avec la technologie Rollback Netcode. En profiteront notamment The Last Blade 2 (version Steam), Garou : Mark of the Wolves (PC et consoles) ou encore The King of Fighters 2002 Unlimited Match (version Steam). Si le reboot de Samuraï Shodown est régulièrement mis à jour et qu'il propose déjà plusieurs nouveaux personnages en DLCs, SNK va également sortir la compilation Samuraï Shodown NeoGeo Collection (sur PC, PS4, Xbox One et Switch). Cette compil' ultime développée par Digital Eclipse regroupe les 6 épisodes originaux de la Neo-Geo, ainsi que Samuraï Shodown V Perfect, le tout dernier jeu officiel de l'histoire de la Neo-Geo, sorti en 2004 sur Arcade mais jamais officiellement commercialisé.

Samuraï Shodown Perfect, l'épisode oublié qui devait sortir sur MVS et AES, mais qui est resté à l'état de prototype. Dans la Samuraï Shodown NeoGeo Collection (2020), on profite enfin d'une version finalisée.
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Après les très bonnes ventes des Neo-Geo Mini et Arcade Stick Pro, SNK va suivre une autre tendance. En effet, depuis que le phénomène des consoles Mini bat de l'aile (plus ou moins depuis mars 2020 et la sortie de la PC-Engine Mini, dernière console majeure à s'être fait lyophiliser), une autre tendance a émergé : celle des Bartops. On les retrouve soit en version mini (1 joueur, et assez proche des Neo-Geo Mini, Taito Egret ou SEGA Astro City), en version classique (pour 2 joueurs) voire carrément des bornes d'Arcade complètes. Bien que chers, ces produits ont une vraie popularité, notamment auprès d'une frange de joueurs matures, qui a généralement connue les jeux proposés durant leur enfance/adolescence. Dans cette optique, SNK a été l'un des premiers à se lancer. S'associant au fabricant Unico, il propose alors la Neo-Geo MVSX, qui prend la forme d'un Bartop évolutif en borne complète. Lancé en novembre/décembre 2020, et bien que vendu à un tarif (au premier coup d'œil) assez élevé (500€), l'offre est finalement de qualité et justifie grandement son prix, notamment face à une concurrence qui n'hésite (parfois) pas à passer la barre des 1000€. Les performances commerciales du MVSX accélérera le succès de ce type de produits, puisque 3 ans après son lancement, sa popularité n'a pas diminuée, elle est toujours vendue au même prix et surtout, elle a incité tous les constructeurs de l'époque à s'y mettre, de Visco à Taito en passant bien entendu par Capcom. Si vous voulez plus de détails, j'ai réalisé un dossier complet à son sujet.

Le Neo-Geo MVSX, un bartop transformable en véritable borne d'Arcade.
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L'année 2020 est également marquée par l'annonce du rachat progressif de l'entreprise par la fondation du prince héritier d'Arabie Saoudite (MiSK Foundation). En novembre 2020, la Fondation MiSK, une organisation à but non lucratif appartenant à Mohammed ben Salmane, acquiert 33% des parts de SNK par l'intermédiaire de sa filiale Electronic Gaming Development Company (EGDC), avec l'intention d'acquérir ultérieurement une part supplémentaire de 17%. Le but étant bien entendu d'être à terme l'actionnaire majoritaire de la société.

Mohammed ben Salmane, le détendeur de SNK depuis 2022.
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En avril 2021, l'EGDC annonce son intention d'acquérir 51% des parts de marché et ils ne tarderont pas à engloutir SNK, en février 2022, en obtenant plus de 96%. Cet achat s'inscrit dans le cadre de la stratégie "Saudi Vision 2030", établie lors de l'accession de Mohammed ben Salmane au pouvoir, qui (sur le papier) est censé diversifier l'économie (presque exclusivement pétrolière) du royaume mais aussi de lisser l'image de l'Arabie Saoudite à l'international. La même année, SNK sort de la Bourse et devient une filiale exclusive d'EGDC. A ce moment-là (le 1er août 2021), SNK nomme Kenji Matsubara (l'ancien directeur général de Zynga Japan et ancien président de SEGA), à la tête de l'entreprise. Et c'est Ge Zhihui qui devient le "chairman" (Président du conseil d'administration). A ce moment-là, la compagnie compte plus de 400 employés et ses revenus sont en hausse.

Kenji Matsubara, le PDG de SNK (d'août 2021 à mai 2025) et Ge Zhihui, le Président du conseil d'administration (il prendra la place de Kenji Matsubara, lorsque ce dernier démissionnera en mai 2025).
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En 2021, SNK a préparé son entrée dans la nouvelle génération de consoles. Bien que l'année ait été rythmée par le report stratégique de son projet phare en raison de la pandémie de COVID-19 (KOF XV ne sortira finalement que l'année d'après), l'éditeur s'est concentré sur la modernisation technique de ses licences et sur des collaborations majeures. Ainsi Samuraï Shodown s'offre autant une Saison 3 en DLC, qu'un portage natif pour les Xbox Series et la PS5. The King of Fighters '98 Ultimate Match Final Edition et 2002 : Unlimited Match profite du Rollback et de nouvelles mises à jour. Enfin une nouvelle compilation voit également le jour, la Neo-Geo Pocket Color Selection Vol. 1 (sur Switch et PC), qui regroupe 10 jeux de la célèbre console portable du constructeur.
En 2022, SNK concrétise son grand retour au sommet de la scène mondiale de la baston 3D au gameplay 2D. Cette année est marquée par le lancement réussi de son nouveau jeu de combat : The King of Fighters XV ! Doté de 39 personnages au lancement et d'un Rollback Netcode d'une fluidité exemplaire, il s'impose instantanément comme l'un des jeux compétitifs majeurs de l'année, notamment à l'EVO 2022. Bien entendu, vu ce qu'est devenu le jeu vidéo aujourd'hui, le jeu recevra 4 DLCs de 3 personnages à chaque fois. La Switch et le PC accueille un Neo-Geo Pocket Color Selection Vol. 2, qui regroupe 10 nouveaux titres de l'ère Neo-Geo Pocket Color.

The King of Fighters XV.
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En 2023, SNK a consolidé ses forces autour du jeu en ligne moderne, tout en continuant d'ouvrir son catalogue historique à de nouveaux publics. L'année a été particulièrement marquée par d'importants investissements techniques sur ses titres majeurs. The King of Fighters XV entame sa 2e année et nous propose un Fighter Pass et de nouveaux DLCs (et dire qu'avant, c'était en jouant qu'on débloquait les nouveaux personnages). Samuraï Shodown (2019) débarque sur iOS et Androïd... en exclusivité pour les abonnés Netflix (pffff...). Ce portage complet comprend l'intégralité du casting, y compris les personnages téléchargeables, tout en étant optimisé pour les contrôles tactiles. Toujours sur Smartphones sort Metal Slug : Awakening, un tout nouveau Run 'n Gun développé par TiMi Studio Group (Tencent), qui passe la série à la 3D. Enfin c'est le grand retour de The King of Fighters XIII (cette fois sous-titré Global Match) sur PS4 et Switch. Redonnant vie à cet épisode plutôt apprécié, l'intérêt majeur de cette version réside dans l'intégration du Rollback Netcode, ainsi que dans la refonte des fonctionnalités. Il faut dire que le jeu avait plus de 10 ans et qu'il n'était plus tellement accessible.

The King of Fighters XIII : Global Match et Metal Slug : Awakening.
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En 2024, SNK a concentré ses efforts sur 2 axes majeurs : la nostalgie et les collaborations inattendues avec Capcom (en attendant le retour de Fatal Fury qui est déjà annoncé et fait largement salivé les fans). La surprise de l'été c'est le retour de SVC Chaos (SNK vs Capcom) sur PC, Switch et PS4. Metal Slug : Attack Reloaded (sur PC, Switch, PS4, PS5 et Xbox Series) adapte entièrement l'expérience du Tower Defense (qui était si populaire sur Smartphones) à une prise en mains à la manette. En même temps, on retrouve aussi Metal Slug Tactics, développé par Leikir Studio (un studio indépendant français). Il s'agit d'un RPG tactique au tour par tour teinté de mécaniques Roguelite, dans de somptueux graphismes en 2D isométriques. Le 30 décembre 2024, au lieu de préparer tranquillement la fête du réveillon, SNK annonce la création d'une nouvelle division appelée "KOF Studio" pour développer ses futurs projets orientés sur le versus fighting (il y avait de toute façon peu d'ambigüité avec un nom pareil).

Metal Slug : Attack Reloaded et Metal Slug Tactics.
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L'année 2025 a marqué le point d'orgue de la renaissance d'SNK sur la scène internationale. Après des années de préparation, l'éditeur a officiellement sorti son projet le plus ambitieux depuis des décennies, accompagné de collaborations historiques et d'une forte présence sur les plateformes modernes. En effet, c'est en 2025 que sort enfin Fatal Fury : City of the Wolves sur PS4, PS5, Xbox Series et PC. Ce titre est le premier opus de la saga à voir le jour en 26 ans, succédant au mythique Garou : Mark of the Wolves sorti en 1999. Cependant le jeu a été légèrement écorné par la présence de personnages qui n'ont rien à faire là : le footballeur Cristiano Ronaldo et le DJ suédois Salvatore Ganacci (connu pour ses clips totalement absurdes et humoristiques). Clairement 2 personnages publics et qui n'ont strictement rien à faire dans une œuvre de fiction telle que Fatal Fury. C'est là qu'on voit l'influence que peut avoir les créanciers d'une société comme SNK, une société japonaise avec un héritage et une culture bien particulière, mais entre les mains d'un saoudien, sans doute fan de la marque mais qui a voulu mettre ses potes dans un jeu de baston populaire (comment l'expliquer autrement ?). Mais ça n'a pas empêché à City of the Wolves d'avoir un certain succès. SNK a soutenu son jeu de manière intensive, notamment lorsque des personnages de Street Fighter ont officiellement brisé les barrières des cross-overs : Chun-Li et Ken ont rejoint le roster de Fatal Fury. Et en échange de bons procédés, Terry Bogard et Mai Shiranui ont intégré le casting du Street Fighter 6 de Capcom.

Fatal Fury : City of the Wolves.
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Lors du SNK World Championship 2025, la scène eSport a connu l'une de ses plus grandes années. Rassemblant des joueurs du monde entier sur KOF XV et Fatal Fury : City of the Wolves, le tournoi mondial a couronné ses champions dans une ambiance électrique. Avec The King of Fighters AFK sur iOS et Androïd, SNK s'est émancipé des jeux de combat traditionnels sur Smartphones en publiant un RPG orienté "idle" (progression automatisée) mettant en scène les combattants de la franchise KOF dans un format pixel-art accessible. Quant à Super Pocket NeoGeo Edition, (en partenariat avec Blaze Entertainment), SNK a commencé à proposer une large sélection de ses classiques d'arcade, officiellement portée sur les petites consoles portables rétro de la gamme Super Pocket (Super Pocket NeoGeo Edition) ou la populaire Evercade (qui propose à l'instant, déjà 26 jeux Neo-Geo répartis sur 4 cartouches).

La Super Pocket NeoGeo MVS Edition, la Evercade Blaze et la Super Pocket NeoGeo Edition (classique).
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En avril 2026, Plaion (qui a déjà ressuscité le Commodore 64, les Amiga 500 et 1200, le VIC-20, le ZX Spectrum ainsi que les Atari 2600 et 7800) annonce vouloir sortir la Neo-Geo AES+ en partenariat avec SNK. Une console au format 1:1 qui sera compatible avec les jeux et les accessoires d'origine. Plus fort encore, ils annoncent également vouloir produire de nouvelles cartouches, qui seront elles aussi compatibles avec le matériel d'origine, matériel qui accuse désormais plus de 30 ans d'âge. Un très beau projet qui aura un succès monstre, à tel point que Plaion sera dépassé par les événements et recevra une avalanche de précommandes non anticipées. Selon Ben Jones, le directeur commercial de Plaion, les précommandes de la Neo Geo AES+ ont dépassé les prévisions de vente de toute une année en moins de 24 heures ! C'est dire si la console a toujours une immense fanbase et qu'elle séduit toujours autant, alors qu'elle est sortie il y a 36 ans !
On nous promet une compatibilité parfaite grâce à des puces qui reproduisent le fonctionnement exact de la console d'origine (ce n'est donc ni FPGA, ni de l'émulation), des fonctions avancées (scanlines, modes MVS ou AES, sortie HDMI), la reproduction des légendaires sticks de la AES ainsi que des manettes Neo-Geo CD (certains modèles sont même sans fil) et surtout, un prix tout à fait abordable ! 200€ la console de base et 80€ par jeu, vous vous rendez compte ?! A l'heure où une Neo-Geo AES en bon état mais vieille d'au moins 30 ans coûte au minimum 600€ (et encore, je vise large), ici on nous propose une machine moderne et parfaitement compatible pour 3 fois moins cher (minimum). Quant aux cartouches, la première sélection de jeux est déjà énorme ! Il n'y a quasiment que des gros et excellents titres : Metal Slug, KOF 2002, Garou : Mark of the Wolves, Samuraï Shodown V Special, Shock Troopers (qui n'était jamais sorti officiellement sur AES), Pulstar, Twinkle Star Sprites, Magician Lord, Neo Turf Masters et Over Top. Il y en a pour tous les goûts et si on enlève les 3 titres un peu moins intéressants (avis subjectif bien entendu) on est déjà à 7 super jeux.

La Neo-Geo AES+ est une proposition qu'on ne peut pas refuser ! A 200€ la console (oui il existe une édition blanche) et 80€ le jeu, à moins d'avoir tout ce qu'il faut à la maison, c'est une offre incontournable !
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Rien qu'avec ces 10 jeux du line-up, je vous laisse deviner pour combien il y en a... Rien que Metal Slug et Garou valent une véritable fortune (plus de 1000€ le premier, plus de 2000€ le second), mais ce sont loin d'être les plus chers. Après une rapide recherche, KOF 2002 coûte lui aussi dans les 1000€, idem pour le Samuraï Shodown V Special, cependant accrochez-vous bien, pour un Pulstar il faut débourser en moyenne 6000€ (hein ? oo?) et un Twinkle Star Sprite, qui est très rare (il y a eu peu d'exemplaires) nous sommes sur un tarif totalement lunaire d'environ 12.000€ (what the fuck !! OO!). Evidemment les prix que je vous indique ici ont été relevé à l'instant T, ils sont très fluctuants et bien sûr je parle d'exemplaires originaux sans puces trafiquées, vendu en bon état et avec sa boite. Donc faites le calcul, pour ces 10 premiers jeux originaux, il y en a pour plus de 25.000€... Mais Plaion veut proposer ses jeux à 80€ pièce, avec la cartouche, la shockbox, l'insert et une notice. Cartouche qui restera en plus compatible avec l'ancienne console. Sincèrement, c'est hallucinant le coup de maitre que Plaion est en train de tenter...
Tenter ? En effet, au moment où j'écris ces lignes, nous sommes en décembre 2026, la console et les jeux sont encore loin de voir le jour (nous sommes à J moins 9 mois) et ce, pour une raison toute simple : la Neo-Geo AES+ et ses jeux ont été repoussé. Littéralement submergé et dans une totale incapacité d'honorer ses commandes, c'est en septembre 2026 que Plaion annonce repousser la sortie de la Neo-Geo AES+ d'environ un an (elle devait sortir en novembre 2026 mais elle ne verra finalement le jour qu'en septembre 2027). Les raisons de ce retard sont simples : devant un tel succès, Plaion a besoin de plusieurs nouvelles lignes de conception, les commandes de jeux ont explosées (puisque les nouvelles cartouches seront compatibles avec les vieilles consoles, c'est l'occasion de gonfler sa collection) et ce retard à l'allumage est entre autre dû à la crise des composants que subissent tous les secteurs de l'électronique, à cause d'une IA qui vampirise toute la RAM et la Mémoire Flash mondiale (encore !).

Bien qu'elle ne soit jamais morte, Plaion a fait le pari de ressusciter la Neo-Geo AES, sans doute l'une des plus mythiques consoles qui ait jamais existé...
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Mais en 2026, un autre séisme a frappé l'univers vidéoludique. Mais contrairement à l'annonce de Plaion, celle-ci n'est pas agréable à entendre et elle est loin de faire rêver. Le 1er juillet 2026, Sony a officiellement annoncé l'arrêt du support physique à partir de janvier 2028, date à laquelle les nouveaux titres ne seront plus disponibles qu'en version dématérialisée sur le PlayStation Store. Un choc monumental qui a secoué toute la scène du gaming. Et c'est là qu'on observe un étrange paradoxe. D'un côté nous avons Sony (actuel leader du marché des consoles) qui veut nous enlever le choix de posséder nos jeux de façon physique ou d'acheter des licences d'utilisation en dématérialisé, condamnant au passage le marché de l'occasion, autant que les collectionneurs. Et d'un autre côté, nous avons Plaion qui veut ressusciter la plus grande gloire d'SNK, sa machine la plus emblématique, la plus mégalo des 16-bits avec un produit ultra respectueux de l'héritage laissé par cette console mythique. Plaion veut également rééditer des cartouches bien physiques, pour une machine totalement déconnectée d'Internet.
C'est là une voie diamétralement opposée à ce que les consoles (modernes) sont devenues depuis 2006/2007 où à cause de leur connexion et de leur disque dur, elles ont peu à peu perdues leurs origines et leurs aspects accessibles où avant, "tu branchais et tu jouais". Désormais entre les installations obligatoires, les mises à jour de chaque jeu et les mises à jour de la console, le consommateur a perdu cette simplicité qui caractérisait les consoles d'autrefois. Et c'est ça la promesse de la Neo-Geo AES+ : retrouver le charme et la sobriété d'un support à cartouches, une commodité que les consoles n'auraient jamais dû perdre de vue. Au final le slogan de SNK qui dit "The Future is Now" était surtout valable dans les années '90, quand la Neo-Geo écrasait (techniquement) toutes ses concurrentes. Mais aujourd'hui, avec le coup de couteau dans les reins que Sony vient d'assener à tous les amoureux du jeu physique (moi le premier), je pense que l'actuel slogan est désormais "The Future was Yesterday".

A partir de 2028, Sony veut arrêter le physique ? Les autres suivront-ils le mouvement ? A n'en point douter, vu qu'on a déjà perdu le PC depuis des années déjà. Alors de mon côté je ne me fais pas de souci, je vais garder ce que j'ai déjà et je vais retourner vers le rétrogaming, qui est bien moins ingrat et plus satisfaisant que le jeu vidéo actuel. A bon entendeur...
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