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Ce chapitre aurait pu être assez court car on pourrait penser qu'il n'y a pas 100 choses à dire sur l'interface de notre Neo-Geo MVSX. La réalité est tout autre, vous verrez. Lorsqu'on démarre le Bartop, tout s'allume en même temps (fronton, écran, système) et le système va alors se mettre à charger son programme. Le processus de démarrage prend moins de 10 secondes puis s'affiche la liste des jeux, sans aucune autre forme de présentation. Personnellement, j'aurai apprécié qu'une petite intro nous accueille, au moins la première fois qu'on allume le bestiau (ensuite une option nous aurait proposée de zapper cette intro au démarrage, pour justement éviter la redite). Mais il n'y a rien, l'écran s'affiche sans aucune animation, sans aucun artifice.
2e point important, il n'y a pas de musique. Si vous avez lu mes anciens articles à propos des consoles Mini, je ne dis pas que je ne veux pas de musique dans mes interfaces, je veux juste avoir le choix ! J'aime qu'on me propose une option qui permet de couper le son ou pas. Au pire, étant donné que la molette de volume est à portée de main droite, une petite musiquette de fond n'aurait pas fait de mal. Perso, je pensais qu'un petit fond similaire au menu des options d'un Metal Slug, avec ses airs militaires, ça aurait pu être un choix judicieux. Mieux encore, étant donné que la liste des jeux est découpée en catégories, il aurait également été sympa que chacune d'entre elles ait son propre thème, évidemment issu de la série de jeux qu'elle regroupe. Mais non, il n'y a rien de tout ça ! Vous n'entendrez que des bruitages et les cliquetis de vos sticks et boutons.

Le MVSX ne s'embarrasse d'aucune fioriture : à l'allumage c'est direct la liste de jeux, pas d'intro, pas de musique, rien !
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L'info est loin d'être un secret, le MVSX propose rien de moins que 50 jeux intégrés et ceux-ci sont regroupés par paquet et non par ordre alphabétique comme ça aurait pu être le cas. Ma foi pourquoi pas, l'idée n'est pas si mauvaise et après tout, on s'y retrouve peut-être même plus facilement (question de point de vue). Direct, on arrive sur la grosse collection des King of Fighters, qui regroupe tous les épisodes principaux, du '94 jusqu'au 2003, sans oublier les meilleurs opus qui sont (selon moi) les '95, '98 et 2000. Nous avons ensuite la collection des Metal Slug au grand complet, du premier jusqu'au 5. Il est juste dommage que l'épisode X soit en fin de liste, alors que c'est un Remake du 2 (il aurait donc dû être juste à côté). On continue avec la collection des Samuraï Shodown dont les 2 premiers sont (toujours selon moi) parmi les meilleurs titres du support.
On pourra donc s'éclater sur les épisodes 1 à 5 Special, avant de passer à la "Classic Collection vol.1", un étrange nom qui est sans doute là pour nous rappeler aux bons souvenirs de la compilation SNK Arcade Classics vol.1, sortie en 2008 (d'ailleurs il n'est jamais sorti de vol.2 ce qui est bien dommage). Dans cette catégorie on retrouve les 3 épisodes de Sengoku, les 2 opus de The Last Blade, Kizuna Encounter... Attendez, ça n'a rien à voir avec la compil' de 2008 ça ! En effet, sur les 9 jeux réunis dans cette sélection, seuls 3 étaient dans la compilation, les autres sont tous différents. Du coup, on se demande pourquoi cette catégorie porte ce nom-là...
Le bloc suivant se nomme "Sports Classic Collection" et il réunit 5 jeux. On y trouve 2 jeux de foot, 1 de baseball, 1 jeu de golf ainsi que 3 Count Bout, qui est un jeu de catch que j'aurai personnellement mis dans un dossier baston plutôt que sports. Mais bon soit, ce n'est qu'un détail. On enchaine avec la "Fatal Fury Collection", qui réunit toute la saga, en partant du premier opus datant de 1991 jusqu'au dernier Real Bout, en passant bien sûr par l'indémodable Garou : Mark of the Wolves. Autant dire que là, ça envoie du lourd. Enfin on termine avec la dernière catégorie nommée "World Heroes & Art of Fighting" qui nous propose, comme on peut s'en douter, les 4 épisodes de World Heroes ainsi que les 2 épisodes d'Art of Fighting proposés (bizarrement il manque le second).

Les 50 jeux intégrés sont réunis par groupe et aucun autre ordre n'est disponible.
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Le compte est bon, nous voilà donc face à une jolie sélection de 50 jeux mais ce n'est pas ici que nous évoquerons la teneur de cette sélection, les jeux manquants, les bouche-trous ou encore la qualité de l'émulation. Chaque chose en son temps. L'ensemble se présente sous la forme d'un carrousel où on fait défiler les jeux les uns après les autres, de gauche à droite ou inversement. On déplace en réalité un curseur en pas de page, ou des miniatures sont collées les unes aux autres. Au centre de l'écran défile alors la boite du jeu d'origine, qui sera forcément en version AES puisque nous l'avons précédemment évoqué, les jeux MVS étaient stockés dans de vulgaires boites en carton.
On aurait sans doute apprécié d'avoir une présentation de 6 à 12 jeux par écran, répartis sur 2 lignes (aller disons 10 jeux par écran comme ça on aurait facilement casés les 50)... mais encore une fois, vous n'aurez rien de tout ça. De même, contrairement aux autres machines, l'ordre est ici imposé et on ne peut pas le changer. Impossible de tout mettre par ordre alphabétique, par année de sortie ou par genre. Certes ce que nous proposent Unico et SNK est sympa, c'est joli et fonctionnel, mais finalement peu pratique. En allumant votre Bartop, si une envie d'Art of Fighting vous démange, il faudra d'abord faire défiler toute la sélection.
Autre point, les 2 fameux compteurs digitaux vous indiquent où vous vous positionnez dans chaque catégorie. Par exemple dans la "Samuraï Shodown Collection" où il y a exactement 6 jeux, si vous vous positionnez sur le second opus, le compteur de gauche affichera alors 2 et celui de droite 6, pour vous faire comprendre que vous êtes sur le jeu numéro 2 sur 6 de cette catégorie. Ça ne sert à rien mais c'est joliment décoratif. Tout en haut de l'écran se trouvent les classiques menus, présentés sous la forme de 3 icônes. Celui de droite, symbolisé par un © (qui veut tout simplement dire "copyright") nous expose les mentions légales du produit. Au milieu se trouve l'icône d'un point d'interrogation dans un cercle (?) et en cliquant dessus, une nouvelle page s'ouvre, présentant 3 QR Codes.
Ce sont bien évidemment des liens Internet vers le site officiel du MVSX (où d'ailleurs on peut acheter son Bartop), la page Facebook dédiée au produit, et enfin le Twitter (devenu X, sous l'influente folie d'Elon Musk) dédié au MVSX. Il n'y a rien d'autres ! Pas de notice, pas de présentation des jeux, pas de bonus, pas de "skill list"... vous devrez trouver par vous-même les infos que vous cherchez. C'est un peu dommage car à force de le dire et le répéter sur toutes les autres machines modernes, qu'elles soient Mini ou pas, on pensait que les constructeurs avaient enfin compris le message. Mais en fait, non...

Ces 2 icônes ne servent finalement pas à grand chose...
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Le dernier icône, qui est tout à gauche et qui ressemble à un engrenage, est le plus important de tous, car c'est ici qu'on accède aux réglages du Bartop. En l'ouvrant, 4 options nous sont proposées : langue, mode de jeu, qualité d'image et système. Au premier allumage du Bartop, la langue est automatiquement en anglais, ce qui est toujours mieux que le japonais, vous en conviendrez. Cette langue peut être modifiée par l'une des 9 autres proposées, dont le français. Il va de soi que le changement de langue pour de l'espagnol par exemple, ne va en rien modifier les textes des jeux, seule l'interface est impactée, car les jeux Neo-Geo ne sont (généralement) qu'en anglais ou en japonais. Par contre j'étais un tantinet curieux de savoir si, par le plus grand des hasards, on configurait la langue en japonais, est-ce que la série des Samuraï Shodown devenait pour l'occasion Samuraï Spirits ? Est-ce que les textes passent alors d'anglais à japonais, puisque sur Neo-Geo, ce fut les 2 langues dominantes ?
Malheureusement et contrairement à un SEGA et un M2 qui ont fait un travail formidable sur la Mega Drive Mini, ici changer de langue n'a absolument aucune incidence sur les jeux. Ainsi même les japonais restent du Samuraï Shodown et les coréens peuvent dire adieu à leur Fighters Swords, l'autre nom de Samuraï Shodown III. De même, tous les jeux sont exclusivement en anglais et aucun ne propose une autre langue, du moins tant qu'on reste sur le mode MVS. En effet l'option suivante (mode de jeu) nous propose d'obtenir la version MVS (Arcade donc) ou AES (console) de chacun des jeux.
Si en début de carrière SNK prenait le slogan de "l'Arcade à la maison" au pied de la lettre, avec des versions AES strictement identiques aux versions MVS, petit à petit les menus d'options ont fait leur apparition et les derniers jeux sortis, proposent même de copieux menus. Ainsi donc, s'il ne sert à rien de fouiner dans un vieux Sengoku premier du nom (sorti en 1991), à contrario un Samuraï Shodown V (sorti en 2003) vous proposera un très joli menu d'options, avec le choix de la langue, la configuration des touches, de la difficulté, etc. Ce n'est que là que nos amis japonais pourront retrouver le plaisir de leur langue natale, même si pour ça il faudra se priver des joies du mode MVS.

La seule icône intéressante se trouve ici et elle ouvre le sous-menu des paramètres.
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Vous voulez connaitre les différences réelles entre les modes AES et MVS ? Je crois que le mieux est encore de faire un petit tableau comparatif (juste ci-dessous). En un coup d'œil vous comprendrez les avantages et inconvénients de chaque mode. Par expérience, je préfère toujours le mode AES, parce qu'il apporte le confort d'un jeu console, avec entre autre le choix de la difficulté. Dans certains versus fighting (comme KOF 2003), le menu des options est très fourni en nous proposant divers mode de jeux, tel qu'un vrai "mode versus" (au lieu de s'incruster dans la partie du joueur 1). Il y a parfois même un "practice". Le revers de médaille, c'est que ce confort se paye au niveau de la difficulté.
En effet, je n'ai jamais compris pourquoi mais les jeux AES sont très limités en crédits (il n'y en a généralement pas plus de 5), du coup il faut absolument finir le jeu avec ça, sans quoi c'est retour à la case départ. Et on ne va pas se mentir, même en difficulté minimale, certains titres sont vraiment très difficiles. Sans parler d'Art of Fighing qui est un cas d'école, ou même un Fatal Fury qui est assez tendu sur le sujet, il sera très laborieux de finir un Metal Slug avec 5 pauvres crédits, là où en général, on en bouffe une bonne trentaine ! La solution est alors de jouer en mode MVS, puisque vous pourrez rajouter autant de crédits que vous voulez, mais en contrepartie, la difficulté est bloquée à 4 (en effet, il est impossible de modifier les "dipswitches" pour régler les options), ce qui peut être problématique selon le jeu.
En effet, sur un Sengoku 3, les crédits illimités vous permettront de finir le jeu sans problème (au prix seulement d'un peu de patience), mais sur un versus fighting, la donne est très différente. Sur un jeu de combats, la difficulté peut drastiquement être élevée par rapport à un niveau 1 et comme vous le savez, dans ce cas précis les continues infinis ne seront pas forcément la solution. Au final, mon conseil c'est d'être judicieux et de modifier ce paramètre au besoin : dans la plupart des cas je choisis MVS pour les jeux que je fais en solo, les beat-them-all et les run & guns, et je choisis le mode AES pour tout ce qui est versus fighting, surtout si on joue à 2.

Cliquez pour agrandir.
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Avant d'entamer le dernier morceau, qui doit être détaillé dans les règles de l'art, parlons de suite de l'option "système". Sous cet onglet on ne trouve que 2 fonctions : la première sert à mettre à jour le firmware du MVSX mais comme évoqué maintes fois, aucune mise à jour n'a jamais été déployée. Je pense juste que les développeurs se sont laissés une petite porte ouverte, si jamais ils avaient voulu corriger un sale bug, un plantage ou autre cas de dysfonctionnement logiciel. Après il faut l'admettre, installer un port USB sur la face arrière, uniquement pour ça... ça me parait un peu gros. D'autant plus qu'après avoir ouvert le Bartop et après l'avoir exploré sous toutes ses coutures, on s'aperçoit que ce même port USB est présent directement sur la carte mère du MVSX.
En cas de gros dysfonctionnement, l'utilisateur n'aurait eu qu'à ouvrir le panneau arrière, connecter une Clé USB dessus, pour mettre à jour le firmware. En conclusion, vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'Unico a bel et bien installé ce port USB en sachant pertinemment qu'il servirait à hacker son système, en vue d'implanter de nouveaux logiciels et de nouveaux jeux. D'où l'utilité d'avoir installé 6 boutons... au lieu de 4. L'autre fonctionnalité est de pouvoir remettre à zéro son Bartop, une "restauration d'usine" bien pratique, qui effacera vos configurations, vos paramètres et vos sauvegardes.
On termine par la dernière option : la configuration de la "qualité d'image". Dans ce sous-menu, je regrette de ne pas pouvoir régler la luminosité de l'écran qui, si elle me parait proche de la perfection, reste quand même vachement élevée. Idem pour le contraste, soit dit en passant. Ce menu nous propose pas moins de 6 options possibles (ce sont en réalité des filtres graphiques), qui vont vous permettre de régler l'affichage à votre convenance. Comme je l'ai déjà dit, l'écran étant en 4:3, il respecte le ratio d'origine et au final les pixels sont upscalés nativement en x4. Le ratio d'origine est ainsi conservé, et on obtient une image parfaitement propre et nette.

C'est dans ce sous-menu que vous pourrez configurer la "qualité d'image", en appliquant (ou non) des filtres graphiques.
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Voici un exemple concret entre un affichage "pixel perfect" (à gauche) et à droite, celui qui par passe un filtre graphique (ici des scanlines horizontales). Alors certes, le filtre peut affiner l'image, adoucir les contours, mais en contre-partie, on perd beaucoup de luminosité. Et puis lorsqu'on joue à des jeux qui aujourd'hui, ont largement dépassés les 20 ans, il faut savoir apprécier l'art 2D et les gros pixels. :)
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Dans tous les cas, n'hésitez à essayer les divers modes. Les 4 modes de scanlines sont tout à fait probants, ils offrent de bons résultats sur la plupart des jeux, à vous de voir lequel vous convient le mieux, même si de mon point de vue, rien ne vaudra le mode "pixel perfect" (le premier d'entre tous), qui offre une belle luminosité. Quand aux pixels... ma foi, on parle de jeux 16-bits, ça fait aussi parti du charme et du plaisir des jeux rétro car n'oublions pas que la plupart des ces jeux ont plus de 20 ans aujourd'hui. Dans tous les cas, je vous incite vivement à éviter le mode "fromage fondu" (mise à l'échelle lisse / smooth scaling), qui donne comme d'habitude, un résultat désagréable, repoussant et bien peu respectueux des œuvres vidéoludiques qui nous sont proposées dans ce Bartop. On termine ce chapitre dédié à l'interface avec le menu "in game". En effet, après avoir lancé un jeu, il suffit de presser la touche "options" pour ouvrir un nouveau sous-menu, qui offre 7 fonctionnalités dont certaines sont déjà connues. Voyons ça en détails :

Le menu "in game" permet de modifier les filtres graphiques, de quitter son jeu mais aussi et surtout de sauvegarder sa partie et plus important encore, de configurer les touches (car le paramétrage de base est vraiment à côté de la plaque). Une bonne chose qui nous évite de devoir démonter son Bartop pour changer manuellement l'ordre des boutons...
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