Dossier Neo-Geo MVSX (Chapitre 7 : l'interface) -- Review sur SoloGamerTest

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La boite officielle




Bartop de base


Bartop hacké



Dates de sortie : novembre 2020 aux Etats-Unis - décembre 2020 en Europe - janvier 2021 au Japon

Conception du modèle d'origine : SNK
Conception du Bartop : Unico

Version testée : européenne
Textes de l'interface : français
Textes dans les jeux : anglais ou japonais

Format : Bartop
Nombre de joueurs : 2
Type de contrôles : 1 stick et 6 boutons d'action par joueur + 4 boutons de gestion

Alimentation : 12 volts - 3 ampères (fourni)
Affichage vidéo : 1280 x 1024 (4:3) en 60 hz sur l'écran intégré de 17 pouces

Chipset principal : SoC Actions ATM7051H (contenant CPU et GPU)
Processeur central (CPU) : ARM Cortex-A7 (Quad Cores) cadencé à 1 Ghz
Processeur graphique (GPU) : PowerVR SGX544MP cadencé à 450 Mhz
Mémoire vive (RAM) : 2 Go de DDR3
Espace de la Mémoire Flash : 8 Go type EMMC

Nombre de jeux inclus : 50
Nombre de jeux extensible : officiellement non
Prix au lancement : 500€

Appellations connues : Neo-Geo MVS - Neo-Geo MVS X - Neo-Geo AES - Neo-Geo AES X



La musique de la semaine :
♫ ZERO DIVIDE




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Les sites partenaires :





















Unico / SNK

Neo-Geo MVSX








Sommaire

01 - Présentation
02 - En mode raconte ma life : Arcade ou consoles, pour l'amour du jeu vidéo
03 - L'histoire de SNK de 1973 jusqu'à 2020
04 - La Neo-Geo : une borne d'Arcade et une console d'exception

05 - Neo-Geo MVSX : le packaging et les accessoires
06 - Neo-Geo MVSX : le design, l'écran, les sticks et les boutons
07 - Neo-Geo MVSX : l'interface
08 - Neo-Geo MVSX : le point hardware, de la carte mère jusqu'aux boutons
09 - Neo-Geo MVSX : les jeux 50 intégrés
10 - Neo-Geo MVSX : Hylostick et les modifications possibles du Bartop

11 - Neo-Geo MVSX : la conclusion








L'interface

Ce chapitre aurait pu être assez court car on pourrait penser qu'il n'y a pas 100 choses à dire sur l'interface de notre Neo-Geo MVSX. La réalité est tout autre, vous verrez. Lorsqu'on démarre le Bartop, tout s'allume en même temps (fronton, écran, système) et le système va alors se mettre à charger son programme. Le processus de démarrage prend moins de 10 secondes puis s'affiche la liste des jeux, sans aucune autre forme de présentation. Personnellement, j'aurai apprécié qu'une petite intro nous accueille, au moins la première fois qu'on allume le bestiau (ensuite une option nous aurait proposée de zapper cette intro au démarrage, pour justement éviter la redite). Mais il n'y a rien, l'écran s'affiche sans aucune animation, sans aucun artifice.
2e point important, il n'y a pas de musique. Si vous avez lu mes anciens articles à propos des consoles Mini, je ne dis pas que je ne veux pas de musique dans mes interfaces, je veux juste avoir le choix ! J'aime qu'on me propose une option qui permet de couper le son ou pas. Au pire, étant donné que la molette de volume est à portée de main droite, une petite musiquette de fond n'aurait pas fait de mal. Perso, je pensais qu'un petit fond similaire au menu des options d'un Metal Slug, avec ses airs militaires, ça aurait pu être un choix judicieux. Mieux encore, étant donné que la liste des jeux est découpée en catégories, il aurait également été sympa que chacune d'entre elles ait son propre thème, évidemment issu de la série de jeux qu'elle regroupe. Mais non, il n'y a rien de tout ça ! Vous n'entendrez que des bruitages et les cliquetis de vos sticks et boutons.




Le MVSX ne s'embarrasse d'aucune fioriture : à l'allumage c'est direct la liste de jeux, pas d'intro, pas de musique, rien !

L'info est loin d'être un secret, le MVSX propose rien de moins que 50 jeux intégrés et ceux-ci sont regroupés par paquet et non par ordre alphabétique comme ça aurait pu être le cas. Ma foi pourquoi pas, l'idée n'est pas si mauvaise et après tout, on s'y retrouve peut-être même plus facilement (question de point de vue). Direct, on arrive sur la grosse collection des King of Fighters, qui regroupe tous les épisodes principaux, du '94 jusqu'au 2003, sans oublier les meilleurs opus qui sont (selon moi) les '95, '98 et 2000. Nous avons ensuite la collection des Metal Slug au grand complet, du premier jusqu'au 5. Il est juste dommage que l'épisode X soit en fin de liste, alors que c'est un Remake du 2 (il aurait donc dû être juste à côté). On continue avec la collection des Samuraï Shodown dont les 2 premiers sont (toujours selon moi) parmi les meilleurs titres du support.
On pourra donc s'éclater sur les épisodes 1 à 5 Special, avant de passer à la "Classic Collection vol.1", un étrange nom qui est sans doute là pour nous rappeler aux bons souvenirs de la compilation SNK Arcade Classics vol.1, sortie en 2008 (d'ailleurs il n'est jamais sorti de vol.2 ce qui est bien dommage). Dans cette catégorie on retrouve les 3 épisodes de Sengoku, les 2 opus de The Last Blade, Kizuna Encounter... Attendez, ça n'a rien à voir avec la compil' de 2008 ça ! En effet, sur les 9 jeux réunis dans cette sélection, seuls 3 étaient dans la compilation, les autres sont tous différents. Du coup, on se demande pourquoi cette catégorie porte ce nom-là...
Le bloc suivant se nomme "Sports Classic Collection" et il réunit 5 jeux. On y trouve 2 jeux de foot, 1 de baseball, 1 jeu de golf ainsi que 3 Count Bout, qui est un jeu de catch que j'aurai personnellement mis dans un dossier baston plutôt que sports. Mais bon soit, ce n'est qu'un détail. On enchaine avec la "Fatal Fury Collection", qui réunit toute la saga, en partant du premier opus datant de 1991 jusqu'au dernier Real Bout, en passant bien sûr par l'indémodable Garou : Mark of the Wolves. Autant dire que là, ça envoie du lourd. Enfin on termine avec la dernière catégorie nommée "World Heroes & Art of Fighting" qui nous propose, comme on peut s'en douter, les 4 épisodes de World Heroes ainsi que les 2 épisodes d'Art of Fighting proposés (bizarrement il manque le second).




Les 50 jeux intégrés sont réunis par groupe et aucun autre ordre n'est disponible.

Le compte est bon, nous voilà donc face à une jolie sélection de 50 jeux mais ce n'est pas ici que nous évoquerons la teneur de cette sélection, les jeux manquants, les bouche-trous ou encore la qualité de l'émulation. Chaque chose en son temps. L'ensemble se présente sous la forme d'un carrousel où on fait défiler les jeux les uns après les autres, de gauche à droite ou inversement. On déplace en réalité un curseur en pas de page, ou des miniatures sont collées les unes aux autres. Au centre de l'écran défile alors la boite du jeu d'origine, qui sera forcément en version AES puisque nous l'avons précédemment évoqué, les jeux MVS étaient stockés dans de vulgaires boites en carton.
On aurait sans doute apprécié d'avoir une présentation de 6 à 12 jeux par écran, répartis sur 2 lignes (aller disons 10 jeux par écran comme ça on aurait facilement casés les 50)... mais encore une fois, vous n'aurez rien de tout ça. De même, contrairement aux autres machines, l'ordre est ici imposé et on ne peut pas le changer. Impossible de tout mettre par ordre alphabétique, par année de sortie ou par genre. Certes ce que nous proposent Unico et SNK est sympa, c'est joli et fonctionnel, mais finalement peu pratique. En allumant votre Bartop, si une envie d'Art of Fighting vous démange, il faudra d'abord faire défiler toute la sélection.





Autre point, les 2 fameux compteurs digitaux vous indiquent où vous vous positionnez dans chaque catégorie. Par exemple dans la "Samuraï Shodown Collection" où il y a exactement 6 jeux, si vous vous positionnez sur le second opus, le compteur de gauche affichera alors 2 et celui de droite 6, pour vous faire comprendre que vous êtes sur le jeu numéro 2 sur 6 de cette catégorie. Ça ne sert à rien mais c'est joliment décoratif. Tout en haut de l'écran se trouvent les classiques menus, présentés sous la forme de 3 icônes. Celui de droite, symbolisé par un © (qui veut tout simplement dire "copyright") nous expose les mentions légales du produit. Au milieu se trouve l'icône d'un point d'interrogation dans un cercle (?) et en cliquant dessus, une nouvelle page s'ouvre, présentant 3 QR Codes.
Ce sont bien évidemment des liens Internet vers le site officiel du MVSX (où d'ailleurs on peut acheter son Bartop), la page Facebook dédiée au produit, et enfin le Twitter (devenu X, sous l'influente folie d'Elon Musk) dédié au MVSX. Il n'y a rien d'autres ! Pas de notice, pas de présentation des jeux, pas de bonus, pas de "skill list"... vous devrez trouver par vous-même les infos que vous cherchez. C'est un peu dommage car à force de le dire et le répéter sur toutes les autres machines modernes, qu'elles soient Mini ou pas, on pensait que les constructeurs avaient enfin compris le message. Mais en fait, non...




Ces 2 icônes ne servent finalement pas à grand chose...

Le dernier icône, qui est tout à gauche et qui ressemble à un engrenage, est le plus important de tous, car c'est ici qu'on accède aux réglages du Bartop. En l'ouvrant, 4 options nous sont proposées : langue, mode de jeu, qualité d'image et système. Au premier allumage du Bartop, la langue est automatiquement en anglais, ce qui est toujours mieux que le japonais, vous en conviendrez. Cette langue peut être modifiée par l'une des 9 autres proposées, dont le français. Il va de soi que le changement de langue pour de l'espagnol par exemple, ne va en rien modifier les textes des jeux, seule l'interface est impactée, car les jeux Neo-Geo ne sont (généralement) qu'en anglais ou en japonais. Par contre j'étais un tantinet curieux de savoir si, par le plus grand des hasards, on configurait la langue en japonais, est-ce que la série des Samuraï Shodown devenait pour l'occasion Samuraï Spirits ? Est-ce que les textes passent alors d'anglais à japonais, puisque sur Neo-Geo, ce fut les 2 langues dominantes ?
Malheureusement et contrairement à un SEGA et un M2 qui ont fait un travail formidable sur la Mega Drive Mini, ici changer de langue n'a absolument aucune incidence sur les jeux. Ainsi même les japonais restent du Samuraï Shodown et les coréens peuvent dire adieu à leur Fighters Swords, l'autre nom de Samuraï Shodown III. De même, tous les jeux sont exclusivement en anglais et aucun ne propose une autre langue, du moins tant qu'on reste sur le mode MVS. En effet l'option suivante (mode de jeu) nous propose d'obtenir la version MVS (Arcade donc) ou AES (console) de chacun des jeux.
Si en début de carrière SNK prenait le slogan de "l'Arcade à la maison" au pied de la lettre, avec des versions AES strictement identiques aux versions MVS, petit à petit les menus d'options ont fait leur apparition et les derniers jeux sortis, proposent même de copieux menus. Ainsi donc, s'il ne sert à rien de fouiner dans un vieux Sengoku premier du nom (sorti en 1991), à contrario un Samuraï Shodown V (sorti en 2003) vous proposera un très joli menu d'options, avec le choix de la langue, la configuration des touches, de la difficulté, etc. Ce n'est que là que nos amis japonais pourront retrouver le plaisir de leur langue natale, même si pour ça il faudra se priver des joies du mode MVS.



   

La seule icône intéressante se trouve ici et elle ouvre le sous-menu des paramètres.

Vous voulez connaitre les différences réelles entre les modes AES et MVS ? Je crois que le mieux est encore de faire un petit tableau comparatif (juste ci-dessous). En un coup d'œil vous comprendrez les avantages et inconvénients de chaque mode. Par expérience, je préfère toujours le mode AES, parce qu'il apporte le confort d'un jeu console, avec entre autre le choix de la difficulté. Dans certains versus fighting (comme KOF 2003), le menu des options est très fourni en nous proposant divers mode de jeux, tel qu'un vrai "mode versus" (au lieu de s'incruster dans la partie du joueur 1). Il y a parfois même un "practice". Le revers de médaille, c'est que ce confort se paye au niveau de la difficulté.
En effet, je n'ai jamais compris pourquoi mais les jeux AES sont très limités en crédits (il n'y en a généralement pas plus de 5), du coup il faut absolument finir le jeu avec ça, sans quoi c'est retour à la case départ. Et on ne va pas se mentir, même en difficulté minimale, certains titres sont vraiment très difficiles. Sans parler d'Art of Fighing qui est un cas d'école, ou même un Fatal Fury qui est assez tendu sur le sujet, il sera très laborieux de finir un Metal Slug avec 5 pauvres crédits, là où en général, on en bouffe une bonne trentaine ! La solution est alors de jouer en mode MVS, puisque vous pourrez rajouter autant de crédits que vous voulez, mais en contrepartie, la difficulté est bloquée à 4 (en effet, il est impossible de modifier les "dipswitches" pour régler les options), ce qui peut être problématique selon le jeu.
En effet, sur un Sengoku 3, les crédits illimités vous permettront de finir le jeu sans problème (au prix seulement d'un peu de patience), mais sur un versus fighting, la donne est très différente. Sur un jeu de combats, la difficulté peut drastiquement être élevée par rapport à un niveau 1 et comme vous le savez, dans ce cas précis les continues infinis ne seront pas forcément la solution. Au final, mon conseil c'est d'être judicieux et de modifier ce paramètre au besoin : dans la plupart des cas je choisis MVS pour les jeux que je fais en solo, les beat-them-all et les run & guns, et je choisis le mode AES pour tout ce qui est versus fighting, surtout si on joue à 2.




Cliquez pour agrandir.

Avant d'entamer le dernier morceau, qui doit être détaillé dans les règles de l'art, parlons de suite de l'option "système". Sous cet onglet on ne trouve que 2 fonctions : la première sert à mettre à jour le firmware du MVSX mais comme évoqué maintes fois, aucune mise à jour n'a jamais été déployée. Je pense juste que les développeurs se sont laissés une petite porte ouverte, si jamais ils avaient voulu corriger un sale bug, un plantage ou autre cas de dysfonctionnement logiciel. Après il faut l'admettre, installer un port USB sur la face arrière, uniquement pour ça... ça me parait un peu gros. D'autant plus qu'après avoir ouvert le Bartop et après l'avoir exploré sous toutes ses coutures, on s'aperçoit que ce même port USB est présent directement sur la carte mère du MVSX.
En cas de gros dysfonctionnement, l'utilisateur n'aurait eu qu'à ouvrir le panneau arrière, connecter une Clé USB dessus, pour mettre à jour le firmware. En conclusion, vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'Unico a bel et bien installé ce port USB en sachant pertinemment qu'il servirait à hacker son système, en vue d'implanter de nouveaux logiciels et de nouveaux jeux. D'où l'utilité d'avoir installé 6 boutons... au lieu de 4. L'autre fonctionnalité est de pouvoir remettre à zéro son Bartop, une "restauration d'usine" bien pratique, qui effacera vos configurations, vos paramètres et vos sauvegardes.
On termine par la dernière option : la configuration de la "qualité d'image". Dans ce sous-menu, je regrette de ne pas pouvoir régler la luminosité de l'écran qui, si elle me parait proche de la perfection, reste quand même vachement élevée. Idem pour le contraste, soit dit en passant. Ce menu nous propose pas moins de 6 options possibles (ce sont en réalité des filtres graphiques), qui vont vous permettre de régler l'affichage à votre convenance. Comme je l'ai déjà dit, l'écran étant en 4:3, il respecte le ratio d'origine et au final les pixels sont upscalés nativement en x4. Le ratio d'origine est ainsi conservé, et on obtient une image parfaitement propre et nette.




C'est dans ce sous-menu que vous pourrez configurer la "qualité d'image", en appliquant (ou non) des filtres graphiques.

Ici je vais vous détailler chaque option, en vous donnant à la fois l'appellation française et son nom d'origine en anglais. C'est parti :


  • Mise à l'échelle des pixels / pixel scaling : c'est le mode de base, celui que les puristes utiliseront sûrement le plus. Il se rapproche du fameux "pixel perfect" qu'on veut tous obtenir sur nos jeux rétro, en proposant une image hautement lumineuse, un contraste élevé et des pixels bien gros, bien gras. Rappelons à toutes fins utiles que la résolution native de la Neo-Geo est de 320 x 224, alors que l'écran est en 1280 x 1024. Donc forcément ça pixellise un peu mais soyons honnêtes, on parle ici de jeux Neo-Geo aux graphismes ultra détaillés, donc ça passe crème. De toute façon si vous n'aimez pas les pixels, ne jouez pas à des jeux rétro, jouez à des jeux plus récents, ce sera plus simple...

  • Ligne de balayage de pixels / pixel scan line : ici nous avons le premier modèle de scanlines, vous savez ces lignes qui traversent l'écran en vue de simuler un affichage type tube cathodique (CRT). Sauf que là, au lieu d'appliquer le filtre graphique à l'image toute entière, on l'applique indépendamment sur chaque pixel. Le résultat n'est pas mauvais mais il assombrit l'image...

  • Mise à l'échelle lisse / smooth scaling : nous voilà face à un procédé de rendu qu'SNK a développé depuis bien longtemps (il date des premiers portages sur PlayStation 2, c'est dire). Aussi disponible sur Neo-Geo Mini, c'est ce que j'appelle le filtre "fromage fondu". En gros, pour éviter la présence des pixels et en vu de gommer l'aliasing, le filtre va tout simplement combler les trous entre 2 angles. Le résultat à l'écran est donc sobrement dégueulasse, un peu comme si des figurines en plastique avaient été passées au four ! Depuis la PS2, SNK s'évertue à implanter ce filtre à chaque portage, alors qu'il n'a jamais donné de bons résultats. Bref, c'est le pire de tous, à fuir absolument !

  • Ligne de balayage transversale / H-scanning line : c'est tout simplement les scanlines qu'on connait bien. Appliquées à l'image dans sa globalité (et non aux pixels comme dans la 2e option), elle retranscrit plus ou moins l'affichage d'une TV CRT. Le résultat n'est pas mauvais, naturellement il gomme les effets d'escalier (aliasing) et les gros pixels qui font peur aux fragiles s'en retrouvent amenuisés. Ceci dit, une fois encore ce filtre assombrit beaucoup l'image. C'est sans doute à cause de ces filtres (et des 2 suivants) que l'écran est si lumineux, afin de compenser la perte de clarté.

  • Ligne de balayage longitudinal / V-scanning line : plus original cette fois, ce sont des scanlines non pas horizontales, mais verticales ! Le résultat est plus ou moins identique au précédent, assombrissement de l'image compris. Reste que les scanlines verticales peuvent être mieux appréciées par certaines personnes, qui ont notamment des problèmes de vue.

  • Ligne de balayage à 40° / 40° scanning line : plus fort encore, cette fois on nous propose des scanlines en diagonales ! C'est du jamais vu ! Quand à l'angle de "rayonnage" des scanlines, il est à 40° et non à 45°. Ça s'explique tout simplement par le fait que l'écran est rectangulaire (4:3) et non carré (4:4). C'est une belle alternative aux scanlines horizontales et verticales, qui offre un rendu très correct, malgré encore et toujours cet effet d'assombrissement.



  • Voici un exemple concret entre un affichage "pixel perfect" (à gauche) et à droite, celui qui par passe un filtre graphique (ici des scanlines horizontales). Alors certes, le filtre peut affiner l'image, adoucir les contours, mais en contre-partie, on perd beaucoup de luminosité. Et puis lorsqu'on joue à des jeux qui aujourd'hui, ont largement dépassés les 20 ans, il faut savoir apprécier l'art 2D et les gros pixels. :)

    Dans tous les cas, n'hésitez à essayer les divers modes. Les 4 modes de scanlines sont tout à fait probants, ils offrent de bons résultats sur la plupart des jeux, à vous de voir lequel vous convient le mieux, même si de mon point de vue, rien ne vaudra le mode "pixel perfect" (le premier d'entre tous), qui offre une belle luminosité. Quand aux pixels... ma foi, on parle de jeux 16-bits, ça fait aussi parti du charme et du plaisir des jeux rétro car n'oublions pas que la plupart des ces jeux ont plus de 20 ans aujourd'hui. Dans tous les cas, je vous incite vivement à éviter le mode "fromage fondu" (mise à l'échelle lisse / smooth scaling), qui donne comme d'habitude, un résultat désagréable, repoussant et bien peu respectueux des œuvres vidéoludiques qui nous sont proposées dans ce Bartop. On termine ce chapitre dédié à l'interface avec le menu "in game". En effet, après avoir lancé un jeu, il suffit de presser la touche "options" pour ouvrir un nouveau sous-menu, qui offre 7 fonctionnalités dont certaines sont déjà connues. Voyons ça en détails :

  • Quitter le jeu : suivi d'une confirmation (pour éviter de quitter son jeu accidentellement), cette option permet de revenir sur l'interface principale du Bartop, sans avoir à l'éteindre puis le rallumer.

  • Sauvegarder : permet de créer une sauvegarde instantanée, une "save state" afin de conserver son avancement à l'instant T. Une fonction bien pratique et déjà présente dans la plupart des appareils de rétro gaming (notamment les consoles Mini). Même si les jeux sont généralement très courts, cette sauvegarde peut avoir son importance, comme lorsqu'on arrive face à un boss qu'on sait un peu retors, ou alors qu'on a en enfin vaincu l'adversaire qui nous faisait suer depuis 20 minutes, et qu'on ne veut plus jamais recommencer cet affrontement dans l'optique de finir le jeu. De même, la sauvegarde permet aussi de conserver son avancement si on n'a pas le temps de finir l'aventure d'une traite ou même si on veut réaliser un "perfect" du niveau (genre passer le niveau 4 de Metal Slug 3 avec une seule vie - bonne chance ^_^). Nous avons droit à 4 sauvegardes rapides avec miniatures par jeu. Par contre on peut regretter de ne pas pouvoir "verrouiller" une sauvegarde importante, ni même de pouvoir l'effacer. Seule une Remise à Zéro d'usine effacera vos sauvegardes.

  • Chargement : permet de charger une sauvegarde rapide, rien de plus, rien de moins.

  • Paramètre du contrôleur : voilà une fonction des plus intéressantes ! Elle permet de configurer les 4 touches d'action de la Neo-Geo (A, B, C et D) sur n'importe qu'elle des 6 touches présentes, et ce indépendamment pour le joueur 1 comme pour le joueur 2. C'est là que vous pourrez enfin vous servir des touches blanches et placer les principales actions sur les 3 touches qui tombent le mieux sous vos doigts. Vous pourrez ensuite sauvegarder cette configuration, l'annuler ou remettre en configuration de base. Notez que malgré vos changements, la touche rouge (initialement A) servira toujours à valider et la touche jaune (B) servira toujours à faire retour.
    Personnellement, je configure mes touches en plaçant A, B et C sur les 3 touches du haut, et D sur la touche blanche de droite. Après libre à vous de faire autrement, selon vos besoins, vos goûts ou même les besoins du jeu. J'aurai malgré tout 2 griefs à énoncer. Tout d'abord, il reste toujours 2 touches qui ne servent pas et malheureusement, on ne pourra pas les configurer pour réaliser des combos (type A+B ou B+C+D), ce qui aurait été bien pratique sur les derniers Samuraï Shodown par exemple. Ensuite, cette configuration ne sera valable que pour le jeu actuel. Dans le menu principal, il n'existe pas d'équivalent afin de donner une configuration de base sans doute plus adéquate, à tous les jeux en même temps.
    Vous serez donc obligé de faire du cas par cas. Et croyez-moi, vous changerez forcément la configuration (surtout sur les Metal Slug et les Sengoku). Bref, si cette option n'est pas parfaite car elle manque de fonctionnalités, saluons le fait de nous l'avoir proposé sans quoi j'aurais très vite démonté mon Bartop pour changer "physiquement" l'ordre des touches tant sur certains jeux ça frise l'horreur...

  • Qualité d'image : ce sous-menu propose exactement les mêmes options de filtres graphiques que dans le menu principal. L'avantage c'est que là, vous verrez immédiatement l'effet obtenu. Pratique pour switcher entre les différentes options, et mieux faire son choix.

  • Violence : cette option n'apparait que si dans les paramètres du menu principal, votre machine est configurée en mode MVS. En mode AES, les jeux seront systématiquement censurés. Cette option (qui ne propose que "oui" ou "non"), permet de déverrouiller la violence extrême d'un titre. Par exemple dans Metal Slug vous verrez des giclées de sang lorsque Marco donne des coups de couteau au corps à corps. Autre exemple, étant donné que dans Samuraï Shodown nous jouons avec des sabres et autres armes tranchantes, les effusions de sang ne sont pas rares. Mieux encore, il est parfois possible de réaliser un "finish move" qui coupe littéralement son adversaire en 2 ! Avec le mode violence désactivé ou en mode AES, tout ceci est donc censuré. D'une part j'apprécie qu'on nous propose enfin ce genre d'options, plus mature et sans doute aussi plus proche des productions japonaises de l'époque, où ils n'étaient pas frileux comme aujourd'hui et nous proposaient des titres parfois bien gores. Ensuite, malgré le PEGI conseillé de 14 ans, beaucoup d'enfants vont être naturellement attirés par votre Bartop et mine de rien, il est toujours plus sage d'éviter ce genre d'images, surtout lorsqu'ils sont tout petits.


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    Le menu "in game" permet de modifier les filtres graphiques, de quitter son jeu mais aussi et surtout de sauvegarder sa partie et plus important encore, de configurer les touches (car le paramétrage de base est vraiment à côté de la plaque). Une bonne chose qui nous évite de devoir démonter son Bartop pour changer manuellement l'ordre des boutons...



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    Dossier réalisé par iiYama


    article initial : juillet 2024
    mise à jour : septembre 2026